Quelques sculptures à découvrir au fil de votre visite

Au fil de votre visite, découvrez des visiteurs sculptés parnPierre Charlon, Diane de Longuemar et François Chapelain-Midi.

Nous avons accueilli dans le parc trois visiteurs longilignes, œuvres en granit sculpté de Pierre Charlon. Toujours dans la simplicité, il laisse à la pierre qu’il travaille le pouvoir de donner ses raisons.Si la peinture a toujours été au cœur de l’univers de Pierre Charlon, c’est la sculpture qui l’a le mieux révélé. L’artiste travaille la pierre depuis plus de 20 ans. C’est une rencontre déterminante avec trois types de pierre, le gneiss, le gabbro et le granit dont chacune possède ses propres caractéristiques, qui a véritablement provoqué en lui une seconde naissance.

Pierre Charlon est un instinctif, ce sont les tripes qui commandent, ensuite «ce sont les mains qui disent aux yeux les secrets de l’esprit». C’est un artiste à la sensibilité à fleur de peau. Sa perméabilité à la douleur humaine, il va la confronter à la dureté de la pierre. Il a besoin d’éprouver une résistance face à toutes les émotions qui l’assaillent. La pierre lui sert d’exutoire et lui permet d’évacuer un trop plein d’émotions, car pour reprendre l’expression d’un de ses amis, «ce qui ne s’exprime pas s’imprime».


Sur les marches de la terrasse, allant vers le jardin buis, trois jeunes visiteurs qu’entre nous nous avons choisi d’appeler « nos petits invités » sont l’œuvre de notre amie Diane de Longuemar. Diane et son mari sont aussi nos voisins et leur ravissant manoir du Plessis au Bois se trouve à seulement quelques kilomètres (Le Plessis au Bois – 60117 Vauciennes).

Nos "trois petits invités" sous la neige

Diane de Longuemar fait naître ces jeunes enfants, prêts à sourire et courir dans le jardin, à la rencontre des arbres du parc, d’autres arbres. Elle les a libérés de la masse d’un tronc, les a extraits des strates et des nœuds du tissu ligneux, dans l’obstination douce et constante de celle qui est simplement allée à la rencontre de ce qu’elle avait vu. Derrière les sculptures, se cache une forêt d’émotions et d’histoires, révélées à l’artiste dans l’intimité de son dialogue avec l’arbre, « créature qui, bras tendu au-dessus des nuages, invite à rêver à l’au-delà ». Nos trois petits invités ont été réalisés en résine et ardoise, à partir d’un moulage des œuvres originales créées en bois.

Diane de Longuemar apporte sa tendresse pour un monde dont elle dévoile la fragilité autant que la force. La vie de la sève est remplacée par la force d’une passion, celle de Diane de Longuemar pour son métier, la nôtre pour ses œuvres.


Notre ami insecte « grand Goliath » a été créé et réalisé par notre ami sculpteur François Chapelain-Midi qui habitait au Moulin de Wallu, au pied de Largny. Magicien des formes, François Chapelain-Midy se fait ambassadeur des insectes qu’il transfigure dans des œuvres de bronze aux patines éblouissantes.

La plastique des insectes, le mystère qui s’en dégage, sont pour lui autant d’incitations à en explorer les formes “autrement”. Il leur applique son propre regard, celui de quelqu’un qui ne trouve que de la beauté là où est la vie.

Notre grand Goliathus au soleil !Passionné par la nature et le monde animal, le sculpteur François Chapelain-Midy est parvenu à une stylisation des insectes qui, à aucun moment, ne rompt la possibilité de les identifier. Dépouillés de tout ce qui peut les rendre inquiétants, angoissants, comme les pattes, les griffes, les mandibules, ces animaux deviennent beaux, mystérieux. L’artiste les a transformés en œuvres monumentales de bronze aux patines étonnantes allant des bruns aux verts.

N’ayez pas peur du beau et grand Goliath, laissez-vous aller à promener votre main sur sa carapace.
Il n’est que douceur, douceur du regard de son auteur sur le monde animal, la création et la beauté.